Joyce Mansour, Poétesse et collectionneuse
La galerie est heureuse de prêter plusieurs lettres de Philippe Audoin à son amie Joyce Mansour pour l’exposition qui lui est consacrée au Musée du Quai Branly.
Le musée expose les pièces venues de Papouasie-Nouvelle Guinée que la poétesse collectionnait aux côtés des oeuvres de ses amis surréalistes.
Du 18 novembre 2014 au 1er février 2015, le Musée du quai Branly propose une installation sur l’espace Martine Aublet des collections de la poétesse et collectionneuse Joyce Mansour (1928-1986).
Figure centrale du surréalisme parisien, amie d’André Breton et d’Henri Michaux, elle a exposé à son domicile l’Exécution du testament du marquis de Sade du plasticien québécois Jean Benoît. Elle y accroche aussi des oeuvres de Pierre Molinier, Wilfredo Lam ou Jorge Camacho.
Mais le quai Branly dévoile une partie méconnue de sa collection provenant de Nouvelle-Bretagne (actuellement en Papouasie) et Nouvelle-Guinée : ses sculptures uli et malangans et autres statues célèbrent un art magique mais reflètent surtout la poésie de l’auteure, sans tabous ni inhibitions, féministe et onirique, erotique et violente, singulière et âpre.
Les oeuvres de Joyce Mansour ont été publiées en France de 1953, avec Cris (Seghers) à 1991 l’anthologie Prose et Poésie (Actes sud, 1991). Déchirures (Minuit, 1955), Carré blanc (Le soleil noir, 1966), Les gisants satisfaits (Jean-Jacques Pauvert, 1958) font partie de ses oeuvres les plus marquantes.
De nombreuses biographies lui ont été consacrées. Une vie surréaliste : Joyce Mansour, complice d’André Breton de Marie-Francine Mansour vient d’être publié à la mi-octobre chez France-Empire. Les éditions Michel de éditent cette semaine les Œuvres complètes de la poétesse.
(commissariat Philippe Dagen)


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